Les polluants de l'air intérieur : sources et risques

Les polluants de l'air intérieur : sources et risques

Publié le 29/12/2017


La pollution de l’air intérieur n’est pas un air « sale » par opposition à un air pur, mais un air qui est devenu différent, modifié de par sa composition d’agents chimiques, biologiques et particulaires. Ces polluants intérieurs proviennent à la fois des occupants, de leurs activités mais aussi de la pollution de l’air extérieur. Aujourd’hui les réglementations environnementales sont focalisées sur certains polluants (particules fines (PM), Composés Organiques Volatils (COV), Radon, Amiante, Carbone, Plomb, Ozone). Pourtant, il en existe bien d’autres, d'origines nombreuses et variées, qui ont des conséquences tout aussi diverses sur notre santé.

Deux types de pollutions bien distinctes nous concernent : celle de l’air extérieur et celle de l’air intérieur. La première ayant des conséquences sur la seconde, car les intérieurs confinés, mal ventilés concentrent la pollution de l’air, d’autant plus néfaste que nous y passons la majeure partie de notre temps.

Les polluants couramment rencontrés à l’intérieur des bâtiments sont des substances chimiques, biologiques, radioactives ou encore des particules aéroportées.

Les polluants chimiques :

L’ozone de surface est un polluant toxique. Il ne doit pas être confondu avec la fameuse couche d'ozone qui nous protège des rayons du soleil. L'ozone au sol se forme lorsque les oxydes d'azote et les composés organiques volatils, qui proviennent des véhicules et des industries, se transforment sous l'action des rayons solaires et de la chaleur. L'ozone, avec les particules respirables, est l'une des principales composantes du smog qui ont un effet nocif sur la santé.

Le monoxyde de carbone (CO), gaz incolore, inodore et mortel à forte concentration. Il se dégage des appareils de chauffage ou de production d'eau chaude à combustion lorsque ceux-ci sont vétustes ou mal réglés.

Le dioxyde d’azote (NO2) se forme dans l’atmosphère à partir du monoxyde d’azote (NO) qui se dégage essentiellement lors de la combustion de combustibles fossiles, dans la circulation routière par exemple. Les concentrations de NO et de NO2 augmentent en règle générale dans les villes aux heures de pointe. Les émissions anthropiques de NO2 proviennent principalement de la combustion (chauffage, production d’électricité, moteurs des véhicules automobiles et des bateaux).
Le NO2 est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires à des fortes concentrations, sur de courtes durées.
C’est le principal agent responsable de la formation des aérosols de nitrates, qui représentent une proportion importante des PM2.5 et d’ozone, en présence de rayons ultraviolets.

Les COV (formaldéhyde, benzène, solvants organiques, éthers de glycol, hydrocarbures...) : on en trouve dans les bâtiments neufs ou récemment rénovés. Ils peuvent être dégagés par de nombreux matériaux : colles, peintures, produits de nettoyage, parfums chimiques, feutres, mais aussi matériaux dits « naturels » comme le bois traité. La plupart sont cancérigènes.

Les polluants biologiques :

Les agents infectieux (bactéries, virus, toxines) proviennent des êtres vivants, ou peuvent proliférer dans certains équipements mal entretenus (ventilation, ...)
L'humidité favorise la prolifération des moisissures et des acariens. La moisissure peut entraîner des infections comme l'aspergillose invasive nosocomiale. L'humidité entraîne également une dégradation des colles des panneaux de particules, ce qui dégage du formaldéhyde.
Les allergènes proviennent des animaux domestiques, plantes, moisissures, insectes et acariens.

Les polluants radioactifs :

Le radon est un gaz radioactif naturel contenu dans le sol et la roche partout à travers le monde, à des concentrations variables qui dépendent de la nature du sol et du degré de confinement des lieux. Il n'est pas perceptible (indolore, incolore) et néanmoins dangereux, en effet, le radon est un cancérigène pulmonaire certain pour l'homme et il appartient au groupe I dans la classification du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).

Les particules aéroportées et fibres :

Les particules respirables (aussi appelées particules fines ou ultrafines) désignent un mélange hétérogène de particules solides et liquides en suspension dans l'air. Elles sont classées en trois catégories selon leur taille. Plus elles sont petites, plus elles peuvent être  toxiques parce les plus petites pouvant être inhalées et pouvant même atteindre le système cardiovasculaire. Certaines activités comme le bricolage, la cuisine ou le ménage émettent des quantités importantes de particules et de fibres qui restent en suspension dans l'air. On les nomme communément PM, l'abréviation du terme anglais Particulate Matter.

  • PM10 (d'un diamètre inférieur à 10 micromètres)
  • PM2,5 (moins de 2,5 micromètres) les plus toxiques
  • PM1 (moins de 1 micromètre)

Il est donc essentiel de contrôler la qualité de l’air intérieur. Elle peut être modifiée en peu de temps, d’où l’importance de suivre de près son évolution.

IGIENIAIR vous propose une solution pour mesurer la qualité de l’air intérieur dans vos locaux, le boîtier de métrologie connectée Zaack : En savoir plus.

Photo auteur Yasmine Skanji

Yasmine SKANJI

Research Scientist

Research Scientist chez Zaack (Groupe IGIENAIR).

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